
Les Bretons le clament depuis plus de trente ans : le nucléaire est une énergie coûteuse, dangereuse et dépassée...Preuve en est faite très malheureusement aujourd'hui : la catastrophe en cours de Fukushima et la contamination planétaire qu’elle entraîne sonnent l’alarme.
Le commerce du plutonium et la technologie EPR (avec ses milliards d'euros qui ne cessent d'augmenter) hypothèquent l’avenir de la France et de l’humanité. Dans l’Ouest, l’arrêt immédiat du chantier EPR - THT s’impose.
La transition énergétique est inéluctable. Pour ce faire, l'association « Négawatts » propose un programme d'actions réalistes et concrètes dans son scénario 2011 qui vient d'être rendu public. En effet, le rendement des centrales nucléaires est plus que médiocre. Seul un tiers de l’énergie produite arrive chez les consommateurs. Le reste sert à alimenter le fonctionnement des centrales ou est tout simplement perdu (la chaleur qui passe dans les rivières après le refroidissement des réacteurs, par exemple). Un gâchis inacceptable. La mise à niveau des centrales existantes après l’accident de Fukushima nécessite environ un milliard d’euros par réacteur. Si le choix du nucléaire se poursuit, les investissements seront considérables. La facture de l’EPR de Flamanville dépasse déjà les 5 milliards. Sans oublier le coût du démantèlement des réacteurs vieillissants ou le recyclage de déchets radioactifs.
Une telle transition énergétique est possible et suppose un engagement fort à la fois des citoyens et des pouvoirs publics..Cela signifie également que les collectivités territoriales puissent jouer leur rôle dans ce nouveau maillage énergétique et urbain opposé en tous points à la vision centralisatrice du puissant Corps des mines, élite de la haute administration française. Une vision qui remet aussi fondamentalement en cause le poids actuel des gros opérateurs ou des multinationales pétrolières. Car Areva, EDF, GDF-Suez ou Total verront leurs profits – et donc leur raison d’être – s’envoler.
Tout un programme politique passionnant dans le contexte des élections présidentielles de 2012 où les actions proposées pour la mise en place d'un nouveau modèle énergétique seront déterminantes pour résoudre la crise sociale et environnementale..Un moment propice pour inviter Nicolas Sarkozy à revoir ses fondamentaux , lui qui croit comme le disait hier, notre clown atomique préféré Kergrist : « que l'on peut se chauffer à la bougie et s'éclairer avec un radiateur »...