BRETAGNE ÉCOLOGIE dénonce l'amendement proposé par le député Le Fur consistant à augmenter le seuil de demande d'autorisation pour les élevages intensifs.
En prétextant l'alignement sur la réglementation la plus permissive cette modification signerait une restructuration sans limite de la production porcine et aviaire.
La charte de l'agriculture pérenne signée en 2001, sous la tutelle de Mr Guéant alors préfet de région et prédécesseur de Mme Malgorn, visait à maintenir les rejets azotés et notamment ceux issus de la production porcine.
Si nous savons que l'effectif de truies en Bretagne a légèrement baissé, le nombre de porcs charcutiers mis sur le marché, ainsi que le poids total a, quant à lui augmenté, ce qui ne règle rien au problème de surproduction. Les raisons de cette croissance sont une meilleure technicité sur la prolificité des truies ainsi qu'un meilleur rendement alimentaire.
La création d'outils de plus en plus performants ne fait qu'aggraver, quoique l'on dise, les conséquences de cette fuite en avant tant au niveau environnemental que social et fragilise donc l'équilibre de nos territoires.
Nous demandons donc que cet amendement soit retiré. Il est incohérent d'ignorer les problèmes d’acceptabilité sociale, concernant les algues vertes par exemple, dans un sens et, par ailleurs, de les utiliser pour faire reculer le développement des énergies renouvelables (cf. l'amendement anti-éolien récemment voté)
Nous devons privilégier la bio et les circuits courts. Nous réitérons notre souhait et notre volonté de changer le modèle actuel et à bout de souffle, peu rentable, afin d'accompagner l'agriculture dans des systèmes de productions alternatives à forte valeur ajoutée.
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