NEWSLETTER de l'association BRETAGNE ECOLOGIE - 23 février 2012
Bretagne
                  Ecologie
Lettre d'information de l'association Bretagne Ecologie
Lettre n°17
  23 février 2012


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BE


















Energie vs écologie ? quand la première fait fi de la seconde
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Lorsqu'en novembre 2010, à la suite d'un remaniement ministériel on apprenait que le Ministère de l'écologie « perdait » l'énergie, on se doutait bien que cela ne signifiait rien de bon... En voici une preuve.

En octobre dernier, dans la lignée de sa directive de 2009 sur la « qualité des carburants » imposant aux fournisseurs de réduire de 6% les émissions de GES tout au long de la chaîne de production de carburant d'ici 2020, l'Union européenne a proposé aux Etats membres un texte visant à pénaliser les carburants les plus polluants, parmi eux : les sables bitumineux.
Les sables bitumineux représentent une source de pétrole non conventionnel, figurant comme les plus polluants des carburants et dont l'extraction constitue une véritable menace pour l'environnement... les associations alertent depuis longtemps sur les dangers que représentent leur exploitation parmi lesquels la destruction de milliers d'hectares de forêts essentiellement au Canada et au Venezuela.

Ce qui aurait donc pu devenir une petite victoire pour les écologistes va pourtant rencontrer les réticences de plusieurs États européens, dont la France, Grenelle de l'environnement ou pas.
En effet, la France qui jusqu'à présent soutenait la directive de 2009 s'en est finalement désolidarisée en décembre dernier. Alors que la ministre de l'écologie ne souhaitait pas revoir la position du gouvernement, il semblerait que le ministre en charge de l'énergie ait émis quelques réserves estimant la proposition de l'Europe discriminante à l'égard des sables bitumineux. C'est Matignon qui trancha en faveur de... Bercy ou plutôt en faveur de Total. Oui, en faveur de Total, car la compagnie française fait partie des compagnies pétrolières européennes qui ont le plus investi dans l'exploitation des sables bitumeux au Canada... on comprend mieux !



Afterres 2050... nous y étions

L’association AILE a organisé une conférence au cours de laquelle Christian Couturier (association Solagro et membre de la Compagnie des négaWatts nous a présenté le scénario nommé Afterres 2050.

Il s’agit d’un modèle purement mathématique permettant de nous projeter dans le futur et ses enjeux, c'est-à-dire : plus de 70 millions de Français à nourrir, une surface agricole utile diminuée, la nécessité d’un moindre impact climatique et environnemental et des ressources d’origine fossile se raréfiant.
Dès le départ de cette étude, le constat d’une surconsommation de protéines majoritairement animales (90 g/j/personne au lieu de 50 conseillés) mais aussi de sucres (14% de l’énergie au lieu de 10% ) est pris en compte. Le scénario comptabilise également les 20% de pertes entre la production et l’ingestion humaine.
A partir de cette demande alimentaire corrigée des deux facteurs cités ci-dessus, mais aussi de la production totale nationale, y compris la balance des importations et exportations nécessaires, on peut déterminer le niveau d’autosuffisance en surfaces cultivées alimentaires.
Le modèle fait le pari que dans 40 ans la moitié des surfaces sera en bio, l’autre moitié serait ce que l’on appelle en Bretagne en "agriculture écologiquement performante". Cela passe donc par l’intensification de l’utilisation des ressources naturelles mais aussi par le développement des pluricultures, c'est-à-dire jusqu'à 6 espèces différentes au sein de la même parcelle, ce qui permettra d'accroître sensiblement le rendement global. Cette variété d’espèces concerne les plantes à destination alimentaire et énergétique (biomasse) mais aussi la production de bois d’œuvre (agroforesterie) avec co-production de bois énergie.
Ce scénario aboutit à la conclusion qu’en changeant nos pratiques alimentaires et en revoyant également notre politique agricole liée aux échanges internationaux mais aussi à nos pratiques agronomiques, nous pouvons à terme disposer d'environ 6 millions d’hectares de surfaces agricoles dédiées à la production de biomasse, en innovant également dans les procédés de production de méthane (à partir de bois par exemple).

Christian Couturier a précisé, en préalable à son intervention, que ce scénario ne tenait pas compte des facteurs économiques et sociétaux et surtout que cela n’était qu’une base de débat, en lien avec le scénario négaWatt, notamment ce qui concerne le volet biomasse.

L'association Bretagne Ecologie proposera dans les semaines à venir une soirée débat autour du scénario Afterres 2050

Des nouvelles de Ty Losquet

L'association Bretagne Ecologie a suivi, et soutenu, avec attention la bataille puis l'installation de Gaël et Coline à la ferme de Ty Losquet.

Nous évoquions en octobre dernier, outre l'arrivée des brebis, le souhait des deux jeunes femmes que les terres cultivables soient acquises par un groupement foncier agricole. Le GFA a depuis vu le jour. Ce groupement, qui d'une part allège le poids du foncier et d'autre part est une nouvelle preuve de solidarité et de confiance, constitue un véritable soutien au projet de Gaël et Coline. Et plus qu'un groupement d'actionnaires, le GFA est un collectif de personnes réunies autour de valeurs communes, comme l'opposition à l'agriculture dominante et agressive, un collectif intergénérationnel et international. Ce GFA compte en effet près de 150 personnes originaires de France, de Belgique, de Suisse, du Canada, du Sénégal...

2012 a donc bien commencé à la bergerie de Ty Losquet


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L'association Bretagne Ecologie se réunira le 24 mars prochain à Rennes pour une journée d'échanges et de travail

Si vous êtes intéressés n'hésitez pas à nous contacter, un programme vous sera bientôt communiqué.

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