Certes le choc est moins rude qu’en 2002 puisque, malgré tout, la candidate de l’extrême droite ne sera pas présente au deuxième tour des élections présidentielles. Mais le fait est là : la fidèle héritière a fait plus de dégâts que son père. Elle est parvenue à augmenter son résultat en pourcentage et en nombre de voix. Quand on sait à quel point elle s’est appuyée sur les fondamentaux de la droite la plus extrême pour ce faire, on frissonne de peur. Mais il est vrai que n’ayant plus de concurrence à sa droite, elle a pu rassembler, si l’on peut dire, tout son camp. On ne pourra même pas accuser les électeurs d’être restés chez eux pour une échéance aussi importante. En Bretagne, encore plus qu’ailleurs, les taux de participation ont été très élevés et les résultats doivent être pris d’autant plus au sérieux. Et cette fois, ce n’est pas la banlieue qui sera la cause de nos malheurs puisque c’est aussi en milieu rural, et aussi en Bretagne, que le Front National réalise des percées...





