Brittany Ferries : jusqu’où iront le mépris et l’obstination de la direction ?

Communiqués Élus régionaux BE
28 sep 2012 - 15:47

Dans le conflit qui oppose la compagnie maritime bretonne et les organisations syndicales, la position tenue par la direction n’est ni compréhensible, ni admissible. En décidant le lock out pour répondre au mouvement de grève de 24 h, la direction de Brittany Ferries affiche une détermination qui ressemble à de l’acharnement aveugle et sourd. Tout se passe comme si la SICA de Saint-Pol-de-Léon, fondatrice et principale actionnaire de la Brittany Ferries se cherchait des raisons pour se débarrasser d’une activité devenue déficitaire.

Depuis sa fondation, les collectivités territoriales accompagnent financièrement le développement de la Brittany Ferries en participant à l’acquisition des navires et en investissant dans les infrastructures portuaires. Les salariés de Brittany Ferries ont depuis longtemps montré leur attachement à leur entreprise. Leurs organisations syndicales, conscientes des enjeux pour l’emploi et le développement économique de la Bretagne, ont fait preuve d’une grande maturité en cherchant des solutions acceptables par tous. En boycottant la table ronde organisée à l’initiative de Frédéric Cuvillier ministre des Transports, la direction de Brittany Ferries affiche son mépris pour les salariés qui la font vivre et les territoires qui ont porté et accompagné cette entreprise. Les collectivités territoriales et l’État doivent en tenir compte pour élaborer dans les plus brefs délais des scénarios de sortie de crise permettant une poursuite des activités conduites jusqu’alors par la Brittany...

Total échoue

Communiqués Élus régionaux BE
25 sep 2012 - 16:09

Le naufrage le 12 décembre 1999 de l'Erika, navire vieux de 25 ans, battant pavillon maltais, affrété par le groupe français Total et appartenant à un armateur italien, avait souillé 400 kilomètres de côtes de la pointe du Finistère à la Charente-Maritime, et mazouté quelque 150.000 oiseaux.

La cour d'appel de Paris avait confirmé, le 30 mars 2010, les condamnations pour pollution maritime de la société de classification Rina, ainsi que du propriétaire et du gestionnaire du navire. En appliquant la loi française, elle avait retenu au pénal, contre Total SA une imprudence dans la sélection du navire qui lui avait valu une amende de 375.000 euros ainsi qu’au civil, une indemnisation (Rina seule) des parties civiles pour atteinte à l’environnement (200,6 Millions d’euros). Total s'est alors pourvu en cassation car, selon lui, dès lors que le lieu du naufrage est pris en compte, seuls la juridiction et le droit de l’État du pavillon s’appliquent. En l’occurrence, pour l’Erika, le pavillon maltais.
Au début du mois d’avril, l'avocat général de la cour de cassation reprenant les arguments de Total, contestait les jugements rendus en adoptant une interprétation plus restreinte du droit, estimant qu’ils n’étaient pas de la compétence de juridictions françaises. Selon...

OGM, danger permanent

Communiqués Élus régionaux BE
20 sep 2012 - 15:19

L’étude sur les maïs transgéniques et les OGM du Pr Gilles-Eric Séralini, confirme ce qui avait déjà été démontré : le maïs transgénique distribué à faible dose à des rats, se révèle toxique et mortel. Pire, les écoulements issus d’une parcelle de maïs transgénique provoquent les mêmes symptômes.

Bretagne-Ecologie demande :
- l’application du principe constitutionnel de précaution qui impose une interdiction immédiate des produits incriminés.
- La saisie de la commission européenne par la France afin de suspendre les autorisations de mise en culture et d’importation d’OGM.
A plus long terme, la future PAC et la prochaine loi cadre sur l’agriculture doivent encourager d’autres modèles agricoles, garantissant une alimentation saine aux consommateurs.
Grace à l’action des écologistes, il n’existe pas de culture OGM sur notre territoire. Mais des centaines de milliers de tonnes sont importées pour l’alimentation animale, provenant en majeure partie du Brésil.
Aujourd’hui, il s’agit pour la Région d’impulser une forte incitation à l’autonomie de protéines végétales destinées à l’alimentation animale, ce qui évitera le recours aux graines OGM. La Région s’y est engagée dans le cadre de la nouvelle alliance.

Emile Bihan, Anne Camus, Marie-...

Lettre des élu-e-s régionaux n°15

Lettre élus régionaux BE
5 sep 2012 - 11:16

Il y a des signes qui ne trompent pas : les tenants du productivisme sont aux abois. On sait bien que ce courant de pensée a été très largement dominant, y compris au sein de la gauche française, pendant tout le siècle dernier. Il a perdu, depuis quelques temps, de sa superbe, mais il faut bien reconnaître qu’il est encore majoritaire.

Ainsi le dogme selon lequel on ne sortira de la crise qu’en réalisant quelques dixièmes de points de croissance supplémentaires a encore largement pesé sur les dernières échéances électorales. Mais l’idée selon laquelle les choses ne sont pas toujours aussi simples progresse et l’analyse de la crise financière, sociale et environnementale à laquelle le monde est confronté montre bien que tout n’est pas qu’affaire de pourcentages, de production et de consommation.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’à quelques jours de la Conférence Environnementale des 14 et 15 septembre 2012, les défenseurs du productivisme et de l’énergie nucléaire...

Non à la casse des savoirs-faire

Communiqués Élus régionaux BE
12 jui 2012 - 18:15

Fin d’Aulnay et démantèlement programmé à Rennes : après avoir vu ses effectifs divisés par deux en 7 ans, le site de la Janais est une nouvelle fois cruellement fragilisé par les décisions de la direction de PSA. Au-delà des 1400 emplois concernés dans l’immédiat, c’est la sous-traitance et une partie significative de l’économie du territoire qui sont touchées. La responsabilité en revient au constructeur automobile qui avait choisi de spécialiser l’usine de Chartres-de-Bretagne dans la production de voitures « haut de gamme ». Ce choix vient aggraver la chute des ventes de véhicules en France et en Europe.

La décision que vient de prendre la direction de PSA avait été annoncée depuis un an déjà par les organisations syndicales de l’entreprise. Elle a été repoussée pour ne pas gêner la campagne électorale du Président sortant et de la droite. Mais elle était redoutée car elle est la conséquence d’une politique industrielle privilégiant les actionnaires et s’appuyant sur des technologies anciennes et dangereuses comme le diesel au lieu d’investir dans les techniques modernes de propulsion.

A court terme, comme pour Doux et d’autres entreprises mises à mal par la gestion à courte vue de leurs actionnaires, les salariés de Rennes comme ceux d’Aulnay ne doivent pas faire les frais des décisions brutales qui les concernent. Le nouveau gouvernement doit tout mettre en œuvre pour défendre leurs intérêts et faire de cet objectif une priorité absolue.

A moyen terme, un plan d’aide à la filière automobile devrait prioriser l’effort sur l’offre de véhicules hybrides, économes en...

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