Lettre des élu-e-s n°26

Lettre élus régionaux BE
9 sep 2013 - 10:26
Sommaire :

- Prospérité, soutenabilité, solidarité

- Sable en baie de Lannion

- L'agro-alimentaire breton dans la tourmente

 

Nous ne vivons pas simplement une crise économique conjoncturelle mais une mutation en profondeur. Le système productif que nous ont légué nos parents est confronté aux limites physiques d'épuisement des ressources de la planète. La question est donc désormais de savoir comment nous allons conduire cette mutation.

En 2030, la France devra avoir relevé le défi de la transition écologique et prioritairement celui de la transition énergétique. Elle n'y parviendra pas en restant les yeux rivés sur les fluctuations du taux de croissance, mais en se fixant des objectifs ambitieux, fondés sur des valeurs partagées et mesurés  par des indices dépassent les intégrant le bien-être humain

Une nouvelle conception de la prospérité

Les circuits courts, l'économie circulaire, le soutien à l'emploi dans l'agriculture, les...

Lettre des élu-e-s n°25

Lettre élus régionaux BE
12 jui 2013 - 15:32

Sommaire :

L'écologie face à la finance / Le compteur "linky / Transports en Bretagne : après le plan "investir pour l'avenir"

 

Le 9 juillet dernier, en annonçant, son plan d’investissements d’avenir Jean-Marc Ayrault a-t-il voulu plaire aux « écolos », comme certains commen-tateurs se sont empressés de le dire ? S’agissait-il de se faire plaisir ou d’agir ? Plusieurs décisions annon-cées par le Premier Ministre vont réellement dans le bon sens.

En quantité d’abord, puisque la moitié des 12 milliards du plan serait consacrée à des investissements directs ou indirects pour la transition écologique. En qualité ensuite, puisque les règles d’éco-conditionnalité devaient guider les choix des appels d’offres qui en seront issus. En thématique choisie enfin, puisque le logement et la rénovation thermique devraient en constituer l’une des priorités.

La méthode pour mettre en place le plan nous paraît également bien adaptée, car elle entrerait en cohérence avec...

Bretagne Ecologie dans la majorité régionale

Communiqués Élus régionaux BE
3 jui 2013 - 20:43

Ce mercredi 3 juillet, Le Télégramme publiait un article " La fracture agricole de BE". Celui-ci évoquait l'opposition des "écologistes de combat", que nous serions, aux "écologistes pragmatiques" que seraient les 3 autres membres du groupe BE au conseil régional, ex-membres de l'association, au sujet de l'AEP, bordereau qui lors de la dernière session a donné lieu à de riches débats. Cet article en 4 paragraphes nous annoncerait presque quittant la majorité régionale ! Nous avons souhaité répondre, pour d'une part rectifier certaines affirmations et d'autre part réaffirmer notre position au sein de la majorité

Dans un billet daté du mercredi 3 juillet 2013, Le Télégramme fait part des problèmes rencontrés au sein de Bretagne Ecologie, à l’occasion du vote concernant l’AEP. Mais le billet va plus loin en opposant une « écologie pragmatique » à une « écologie de combat » qui serait portée par Anne Camus, Emile Bihan et Marie-Pierre Rouger et qui nous mènerait dans une opposition à la majorité régionale.

Concernant précisément le vote sur l’AEP, contrairement à ce que vous indiquez, nous n’avons pas exprimé un vote contre, mais une abstention, tout comme nos collègues de l’UDB qui sont également dans la majorité régionale. Nous nous en sommes expliqués dans une intervention sereine et constructive en session, consultable par tous, sur le site de Bretagne Ecologie Nous sommes entrés dans la majorité régionale en tant qu’écologistes au regard de nos engagements pratiques professionnels ou dans le cadre d’associations ou de mandat d’élus. Nous le restons à part entière dans l’exercice...

Réduction de 7% du budget 2014 de l'écologie : une erreur politique majeure !

Communiqués Élus régionaux BE
3 jui 2013 - 08:13

Le gouvernement n'a pas compris que l'écologie est le moteur de la relance de l'économie.

Alors que de nombreux pays européens entrent dans la transition énergétique pour faire face dès aujourd'hui à la crise écologique et climatique, la France voudrait prendre le chemin inverse ! L'économie verte est un puissant vecteur de création d'emplois dans l'isolation du bâti, l'éco-construction, l'éolien terrestre et offshore, le solaire, l'hydrolien, la mobilité décarbonée ....

Avec ces milliers de jeunes formés, qualifiés aujourd'hui sans emploi et ces 8 millions de foyers qui souffrent de précarité énergétique, notre pays ne peut « s'offrir le luxe » de priver le Ministère de l’Écologie de 500 Millions d'euros, ce qui signifie 1 000 suppressions directes de postes. Ce sont tous les leviers déterminants pour atteindre les objectifs de reconquête de la qualité de l'eau, de l'air, de maîtrise de l'énergie, de production d'énergies renouvelables, de santé environnement déjà fragilisés ces derniers mois qui s'en trouveraient gravement compromis.

Nous savons que le ministère de l'écologie a été de tout temps la proie de puissants lobbies : nucléocrates, productivistes, ultra-libéraux indifférents au sort de l'humanité et de la planète..

Nous attendons un sursaut du gouvernement Ayrault pour revenir sur ces coupes sombres et ne pas commettre un choix politique aussi incompréhensible que totalement inacceptable !...

L'AEP... qu'en attendre ?

Communiqués association
2 jui 2013 - 21:45

Alors qu’il semblait raisonnable d’expérimenter une nouvelle façon de produire nos aliments en Bretagne dans le contexte d’impasse dans laquelle son agriculture se trouve, l’Agriculture Ecologiquement Performante était susceptible d’engager les changements nécessaires. Michel Griffon, agronome initiateur du concept de l’AEI (agriculture écologiquement intensive) comprenait lui-même lors d’une table ronde organisée au SPACE en septembre 2011, qu’on puisse décliner non seulement une autre appellation mais surtout une autre démarche dans notre région.

Comment peut on imaginer inculquer des pratiques vertueuses sans l’aborder dans une démarche systémique, avec des indicateurs précis et un accompagnement financier digne de ce nom, ou une valorisation marchande au travers d’une distribution locale ? Pourtant des exemples de politiques territoriales ont su prouver leur efficacité tel que les systèmes herbagers économes en intrants en élevage bovin qui sont aujourd’hui encore utilisés dans les bassins versants sensibles grâce à leur efficacité.

D’autres questions restent en suspens :

Avant même le consommateur, comment les agriculteurs vont-ils se retrouver entre cette démarche régionale et la politique du ministère qui lancent aujourd’hui les appels à projet pour promouvoir cette fameuse AEI qui finalement ressemble étrangement à sa petite sœur, au moins quant à l’absence de cahier des charges ? Comment ne pas penser que certains industriels ou coopératives ne vont...

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