Consultation NDDL : un simulacre de démocratie

Communiqués association
27 juin 2016 - 21:30

A ceux qui voudraient laisser croire que la page Notre Dame des landes est tournée, qu'ils soient tout de suite rassurés : l'histoire n'est pas finie. Et pour cause… La consultation « alibi » d'hier ne peut être prise au sérieux dans toute démocratie qui se respecte. Tout le monde s'accorde à le reconnaître : la question était binaire : oui ou non. L’importance du sujet méritait que les électeurs se positionnent sur une des solutions proposées . Le périmètre de la Loire Atlantique pour interroger les citoyens sur un projet national a été choisi en fonction des résultats que le gouvernement voulait obtenir et ce à partir de sondages bien en amont. Quand on analyse le résultat au regard des 44,6 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, c'est 0,62 % des électeurs qui se sont prononcés en faveur d'un projet qui sera financé par l'ensemble des contribuables français. Quelle mascarade !

Artificialiser les terres agricoles et les zones humides appartient à des modèles dépassés et anti-progrès..Les populations locales proposent des alternatives depuis des décennies. Ils ont été rejoints par les occupants de la ZAD. De plus, les habitants situés sur la zone de l’actuel aéroport ne souhaitent pas plus que cela son départ. Les Nantais vers qui on a agité le spectre d’une catastrophe et du bruit , ils sont plutôt contre le déménagement !
Non, les défenseurs d’un modèle de développement inquiétant pour notre survie n’ont pas de quoi pavoiser. Si l’objectif premier était d’évacuer la ZAD culturellement dérangeante pour eux afin de remplir encore un peu plus les caisses de Vinci avec l'argent des citoyens, que François Hollande retrouve la mémoire..Nous entendons encore ses discours : « La finance est mon ennemi,... les Jeunes sont ma priorité »..., et s’agissant du climat : « L'urgence est là, que nos déclarations deviennent des actes ».....Nous sommes et...

Compte-rendu de la conférence de presse du 22 juin à NDDL

Communiqués association
26 juin 2016 - 17:42
Conférence de presse du 22 juin à NDDL

Avec les collectifs locaux, syndicats, associations, des elu-e-s locaux, regionaux, nationaux et europeens: Francoise Verchere, yannick jadot, Eva joly, Noel Mamers, Cecile Duflot, Stéphane Kerkof.…

Accueil dans une ambiance chaleureuse par Alain et Brigitte, agriculteurs à la ferme de la Vache Rit, historiques de la lutte et résistants de la première heure....

F. Verchere a rappelé le mensonge sur lequel s'était fondée les conclusions de l’enquête DUP. Un des arguments majeurs de la nécessité du transfert de l’aéroport actuel est la limitation due aux nuisances du fait du nombre de mouvements. Suite à une etude demandée par les inspecteurs délégués par SRoyal, le nombre de mouvements plafonne à 49 000 aujourd’hui. Or, la limitation est fixée à un seuil de 56 000. Demain, avec les progres techniques de réduction de nuisances, ce plafond pourrait se situer à 74 000.  L’enquête DUP a donc été adoptée en se basant sur un mensonge..

Guy Bourles de la LPO a parlé au nom du collectif d'associations GreenPeace, FNE, WWF... Il a rappelé l'appui total de toutes les assos notamment du fait du constat partagé sur l'approximation des évaluations officielles concernant les...

Bretagne-Ecologie. Texte d'Orientation politique.

Communiqués association
16 avr 2016 - 07:58

L'écologie politique traverse une grave crise interne au moment même où les faits d’actualité prouvent un peu plus chaque jour la pertinence des analyses et propositions entamées depuis plus de 30 ans par les écologistes.
Le paradoxe est tel que nul ne ménage ses efforts à Droite comme à Gauche pour être plus écolo que son voisin tout au moins dans le discours. Dans les faits, la Droite et désormais la Gauche défendent un système économique prédateur de la nature comme des êtres humains, laissant peu de chance aux plus fragiles tout en compromettant l'avenir des générations futures. L'espace politique où entendait continuer à agir Bretagne-Ecologie en tant que partenaire dans une majorité de Gauche s'est rétréci au point de fondre définitivement. Le dernier coup porté par JYLD à l'occasion des dernières élections régionales et qui a vu la « liquidation totale » des écologistes par un coup de menton abusif du « Ministre Président de Région » n'est que l'avant goût (le galop d'essai) du projet des patrons du PS. Ils lorgnent vers la droite pour obtenir des majorités plutôt que vers les écolos , véritable menace de leurs intérêts qu'ils partagent clairement avec les nucléocrates, marchands de canon et princes dictateurs. Dans ce contexte où la Gauche au gouvernement n'a plus de scrupule ni sur la spéculation, ni sur les atteintes aux droits de l'homme, ni sur les libertés ; si on y ajoute l'attitude insupportable vis-à-vis des réfugiés et l’absence totale d'état d'âme dans les relations aux dictateurs, notre espace politique est désormais en dehors du terrain de la classe politique traditionnelle à l’œuvre via les mandats électifs.. Même si nous devons garder des relations avec certains élus pour continuer à agir.

Nous sommes ancrés sur les valeurs fondamentales de l'écologie : celle qui se base sur les valeurs de dignité et de solidarité des êtres humains et de respect des équilibres écologiques sans oublier le droit à la justice et la paix pour tous les peuples : du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest de la planète.

L'ancrage territorial est un de nos piliers. L'écologie ne peut -être que fédéraliste. Les régions, les territoires locaux, sont les espaces par excellence pour agir et tisser des liens avec les mouvements sociaux et les mobilisations : la lutte contre le modèle agricole productiviste, la Centrale au gaz de Landivisiau, les centrales nucléaires, l' enfouissement des déchets nucléaires, les lignes THT, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les délocalisations d'entreprises, les fermetures de services publics, le combat pour défendre les entreprises d’économie sociale et solidaire. Aujourd'hui, les actions menées traduisent concrètement les modèles alternatifs en capacité de...

Elections Régionales : les écologistes rassemblés

Communiqués association
21 sep 2015 - 17:19

Le mandat régional en cours s’achève et les 5 années passées ont été difficiles pour la Bretagne, confrontée à des changements profonds de son économie, comme en témoigne encore récemment les crises de l’élevage qui ébranlent les schémas en place et mettent en péril une bonne partie des agriculteurs. Les questions environnementales restent prégnantes et le problème des algues vertes est encore loin d’être réglé même si « la Bretagne se soigne ».
Cette fin d’année 2015 est aussi marquée par les tensions qui s’aggravent dans le monde et provoquent des mouvements de population sans précédent.
L'extrême droite se manifeste par ses réflexes les plus honteux de rejet de l'autre, et la droite hésite à se situer.
Les écologistes réaffirment, par leur engagement au quotidien, l'impérieuse nécessité du partage des ressources et l'importance du respect renforcé du droit d'asile.

Ces faits rappellent à tous que crise sociale et crise environnementale sont étroitement liées. La question climatique est plus importante que jamais. Seul un projet écologique audacieux mettra fin aux inégalités et souffrances sociales
Le productivisme appartient désormais à un monde de chimères et loin de répondre aux problèmes sociaux, au contraire, il les aggrave.
Face aux tensions internationales, le choix d'engager trop souvent des logiques de guerre ne risque-t-il pas, à terme, de fragiliser les démocraties sans résoudre la question des extrémismes et de leurs violences destructrices et inacceptables ?
Face à la crise et aux tensions majeures, il est important de mettre en avant les nécessités de solidarité nationale et internationale que portent les écologistes et particulièrement Bretagne-Ecologie.
En Bretagne, l’engagement de Bretagne Ecologie au Conseil Régional s’est révélé important pour faire valoir les préoccupations et les valeurs de l’...

Crise porcinne

Communiqués association
17 aoû 2015 - 14:25

Déplorée depuis des décennies par les écologistes, la politique agricole européenne nous conduit aujourd'hui dans une impasse structurelle qui était prévisible. Pourtant, nos économies, malheureusement conservatrices, nous avaient promis le contraire. En effet, l'économie libérale et mondialisée était sensée nous permettre de nous procurer à bas coût des ''marchandises'', en l'occurence alimentaires. Ainsi les consommateurs auraient pu dédier une partie de leur revenu à l'accroissement des richesses au travers de consommation de biens toujours "meilleur marché" dit aussi "bon marché"!...

La France, la Bretagne ont toujours défendu une agriculture et une industrie agro-alimentaire forte, sans se soucier ni de maintenir l'emploi au travers du nombre d'agriculteurs en place et d'emplois de qualité en aval de la production ni de prendre en compte des déséquilibres environnementaux. Le système de production dit "hors sol" était pourtant destiné à maintenir un tissu rural dense au début des années soixante.

Concernant cette crise, et plus particulièrement le porc, on peut s'étonner de la position d'une coopérative de ne plus participer à la cotation du marché au porc breton. Cette coopérative n'est elle pas l'outil de ses propres coopérateurs, donc de ses propres producteurs ? N'est ce qu'une manœuvre politicienne?

Sans réelle politique européenne de régulation de marché avec une adéquation de l'offre à la demande, il est illusoire de penser que l'Etat français puisse apporter une réponse pérenne à cette crise qui devient structurelle. Ce, d'autant plus que...

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